L’essor de l’art moderne au Congo/Kinshasa

A la croisée de la modernité internationale de  l’art, et  à l’ère de la mondialisation tout azimut, soutenons notre pratique artistique, qui par sa particularité a le devoir d’introduire  notre  tradition africaine, elle aussi source de  créativité innovante. Avec cet apport culturel qui nous caractérise depuis l’histoire de nos ancêtres, nous pourrons renouer avec la compétence  d’une pratique de l’Art, en associant notre chaleur humaine à l’envie de solliciter la collaboration internationale en la matière et créer ainsi un art de qualité… Non ! Il n’y a pas lieu de s’étonner sur cette inclusion de la pratique moderne dans l’art Africain en ce cercle jadis fermé et réservé aux grands maîtres, artistes occidentaux. La conjoncture a changé la donne ; tous les procédés se transforment d’une façon inimaginable ! Nos cultures se globalisent, nos habitudes  aussi, et surtout notre vision du monde d’hier a évolué.

virgilio marchi - ville fantastique edifice pour une place  1919
Virgilio Marchi – ville fantastique edifice pour une place  – 1919

chana orloff - femme accroupie - 1925
Chana Orloff – femme accroupie – 1925

Concernant la RDC, comme nous l’avons déjà mentionné dans le précédent article, inédit par son propos, l’artiste congolais, Germain Kapend, témoigne déjà de l’ampleur d’une pratique accrochée à la modernité. Certes, cette transformation est le fruit d’un dur labeur de la part de nos artistes actuels! Avec les moyens du bord, ils arrivent à faire des œuvres d’arts de renommée internationale jusque dans les grandes capitales de plusieurs pays du monde. Des créations d’œuvres d’arts qui ont pour vocation de  donner une nouvelle image du Congo, et pourquoi pas, de l’Afrique en général. Les artistes congolais d’aujourd’hui demandent à la face du monde, à décoloniser le regard sur l’art Africain. Parce que, souvent dans notre vie, un mauvais regard véhicule des a priori.

liu haisu - gushan - 1931
Liu Haisu – gushan – 1931

azouaou mammeri - fete marocainne a marrakech - 1930
Azouaou Mammeri – fete marocainne a marrakech – 1930

Cher lecteur, si vous ne le saviez pas, voici la nouvelle vision de cette planète, à travers le regard des artistes du monde ! La fraternité n’est pas un vain mot. Ils parlent de « planète concept » et les congolais ajoutent leur bémol, notre authenticité « Bantu » est valable pour l’humanité de tout homme, puisque le mot « Muntu » veut dire « l’homme » en général. Faisons une œuvre qui projette l’imagination vers le futur. Pour combattre la routine de sa vie quotidienne, l’homme a parfois besoin d’un état d’émerveillement. Nous avons l’ambition de vouloir transformer nos « Bidons » de villes en centre d’affaires ! Pourquoi pas ? Si l’Inde a cette ambition, et réalise ça un jour, certains pays Africains y arriveront. Nous aurons dans le futur proche un Atelier du travail confortable. L’académie des beaux-arts de Kinshasa est située dans le complexe de l’Institut Supérieur d’Architecture. Demain, avec une proposition réaliste, ces deux Ecoles pourront travailler en interaction sur un projet commun. Nos architectures urbaines actuelles sont les fruits de la colonisation. Quelle est la forme de case que nos ancêtres ont mise à la disposition de Sir Davis Livingstone, en 1842 ? Et même nos Totems : Ils font partie de notre patrimoine culturel. Ils ont un rôle dans l’histoire orale de notre peuple. Nos artistes congolais et Africains introduisent dans leurs actions, une pensée réaliste au pluriel pour atteindre une vraie fraternité internationale.

frida khalo - le cadre - 1938
Frida Khalo – le cadre – 1938

alexandre hogue - petrole dans les dunes - 1944
Alexandre Hogue – petrole dans les dunes – 1944

kumi sugai - soleil bleu - 1969
Kumi Sugai – soleil bleu – 1969

agustin cardenas - bonjour a la terre - 1966
Agustin Cardenas – bonjour a la terre – 1966

La situation d’interdépendance de nos Etats dans ce monde moderne, en considérant plusieurs domaines, est devenue une nouvelle donne ! Un artiste actuel qui n’a pas dans son plan de travail une vision nouvelle de son lendemain, n’inspirera  pas les commentaires de la part des  connaisseurs dans le domaine de son art. Enfin ! L’art se modernise partout à travers le monde.

anonyme africain - sd
anonyme africain – sans date

Tatu  Kaniki ©

Cette publication a été le fruit de la lecture du livre de madame Grenier Catherine, dont le  titre est :  catalogue de la modernité de l’art – « Modernités plurielles » – centre Pompidou (1905 – 1970). Les images du présent article sont intégralement issues de ce livre..

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.