Les nouveautés de l’année 2015 : A la découverte de nos diversités culturelles et Arts d’aujourd’hui dans un esprit de créativité innovante congolaise

« On nous apprend que l’art ne peut pas changer le monde. Ma démarche artistique propose un autre regard sur le monde ; et c’est peut-être déjà le changement. » 
                                                                                           Vitshois Mwilambwe Bondo (Artiste congolais)

Voici annoncée, une  citation d’un artiste congolais, qui mentionne déjà l’écho de l’actuelle  synergie créative dans le domaine de l’art contemporain de ce pays au cœur de l’Afrique. Peut-être un  optimisme exagéré de son point de vue d’artiste? Oui, c’est une forme d’audace de vouloir changer notre monde à partir d’une vision, d’un rêve personnel ! Enfin, tout homme a le droit de rêver à  une meilleure vie pour soi-même; quand on a la chance de travailler, pourquoi ne pas à vouloir la même situation pour les autres personnes à travers le monde. A ce propos, la valeur d’une œuvre artistique  doit dépendre de sa qualité et de son style d’art. C’est un geste d’encouragement de notre part envers nos compatriotes artistes ; envie d’introduire les faits de la modernité dans leurs créations. Voici le combat difficile contre Goliath que nos jeunes générations d’artistes doivent préparer actuellement.

Ce premier constat est un obstacle majeur qui peut à moyen terme entraver l’épanouissement de cette énergie créative. Ainsi, nos artistes pourraient profiter, dans le cas d’une éventuelle  reconnaissance internationale, de l’entrée de ressources convenables pour le travail fourni. Le résultat de cette lutte, pourra éclaircir le problème lié aux idées reçues  sur l’art de nos ancêtres africains ! Et pourtant, parmi ces pays, certaines œuvres d’arts sont encore exposées aujourd’hui dans plusieurs musées occidentaux. Nous avons un  exemple à citer au courant de cette lecture: le cas de la RDC, avec l’art de l’empire « Kuba » dans la province du Kasaï notamment entre les XVème et XVème siècles  ; leurs œuvres d’art ont une portée artistique indéniable selon les connaisseurs dans ce domaine.

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Ils ont fait la réputation de notre culture nationale  devant les admirateurs de  l’international Culture. Dans cette publication, nous exposons quelques photos prises dans le livre de référence que Roger Pierre Turine a écrit sur les Arts du Congo/Kinshasa. Tout en sollicitant votre indulgence pour cette répétition de phrase, cette ethnie Kuba occupait une place très importante au sein du royaume Kongo d’antan ; avec cet empire qui  s’est fait remarquer en matière d’artisanat d’art, un peu différent dans notre continent. L’art fait partie de notre écriture dans un passé lointain. Il manifeste l’organisation sociale et notre tradition orale. C’est une empreinte de et dans l’histoire en général, de ce  peuple Bantu  en question et surtout de son concept de  vie pour tout homme. Il y a un lien entre l’œuvre d’hier et les travaux de nos artistes  contemporains. En résumé, leur message dit ceci : « Revalorisons l’humanité de l’homme et respectons ensemble notre environnement ». Plus qu’un survol du Congo, nous vous invitons à découvrir artiste par artiste, toute la richesse et la diversité de cette nouvelle génération. Ils ont tous l’ambition de faire sortir le Congo de son anonymat artistique enclavé par les clichés négatifs de notre passé africain.

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Atomium, Germain Kapend, 1958, Exposition universelle de Bruxelles

Le pionnier Germain Kapend ouvre le bal de cette exposition virtuelle mentionnée dans le livre de l’auteur déjà cité, avec son œuvre d’art futuriste ; une sorte de vision traditionnelle en addition de l’intelligence pour projeter l’avenir. Il nous présente un tableau assorti, avec des motifs africains dans lequel  l’Atomium est le centre d’intérêt de son œuvre. Son regard est fixé vers le nouvel horizon.

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1885, la mort de l’état indépendant du congo, Michelle Magema

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overseas stories Tani kasegi , Michelle Magema, 2007

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Mes petits rituels, Michelle Magema, 2003

En deuxième position, nos commentaires, sous orme d’éloges,  sur l’œuvre d’une artiste féminine très actuelle. Il s’agit de madame Michèle Magema, qui nous présente un tableau énigmatique en perspective avec l’histoire de l’Etat indépendant du Congo en 1885, pendant la conférence de Berlin. Les problématiques de l’immigration vers pays outre Atlantique : la quête d’eldorado et surtout la difficile hypothèse sur le retour éventuel de l’élite africaine au bercail ! Cette artiste qui a fait ses études à Paris, a la chance de faire son retour dans de bonnes conditions chez elle au Congo. Aujourd’hui, à sa manière, elle nous interpelle avec rigueur, à faire une mûre réflexion sur nous-mêmes et au-delà de notre continent.

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Perdrix et Serpents, Bela, sans date

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Au delà de l’espoir (intégration), Freddy Tsimba, 2007

La difficile condition du retour des diasporas . Elle est en même temps authentiquement moderne et futuriste. Capable de se maquiller comme une femme de tradition et après sortir en ville avec un « Look » moderne et l’envie de s’enrichir avec les autres cultures du monde. En tout cas, tout est possible au Congo/Kinshasa ! Même quand s’est installé le vide dans nos vies d’hommes. Les artistes populaires ont leur cri de guerre : « Eza possible »! La foi qui fait fléchir la montagne et qui la déplace.

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Ousmane Sow

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Portraits de devins, Gulda El Magambo, 2005

A ce propos, les congolais sont susceptibles devant les  critiques subjectives et décourageantes. Nos artistes accepteraient volontiers de reprendre ou refaire leur travail plusieurs fois ; envie d’obtenir un bon résultat au niveau de la qualité. Leurs œuvres de cette période difficiles sont représentées par un vide intérieur qui peut être interprété comme un moment de trouble dû à la perte de leur âme d’artiste africain. Heureusement pour eux, un réflexe lié cette nouvelle énergie les a ressaisis pour entamer une pratique de l’art résolument tournée vers l’avenir. Avec un peu de moyens, les artistes congolais sont capables aujourd’hui  de produire des œuvres d’art  de grande valeur notamment à destination de l’étranger. Même sur le plan des imitations des tableaux de grands maîtres! Les acteurs du monde l’art africain d’aujourd’hui, ont l’ambition et l’audace de vous promettre d’aller chercher un champ de l’eldorado invisible.

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Congo, l’ombre de ombre, Aime Mpame, 2005

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Sortie de Masque, Pilipili, 1948

Enfin, le Congo quitte l’anonymat artistique dans lequel, il s’était englué. Bonne visite sur ce site et à très bientôt.

Cordialement

Tatu  Kaniki © 2015.

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