La croyance de l’ethnie Yansi !

(En lingala : Ba-Yansi balobi : «  nazali kolela nzambé na ngay *».)

« Nziam-Mêe ! »

Comment un peuple sans importance et ne possédant pas une grande culture de renommée dans l’histoire, peut-il connaitre l’existence d’un Grand Dieu tout-puissant ? Lui, inculte et adorateur des mille petits dieux : encore avec ses  fétiches et surtout ses coutumes très archaïques, depuis la nuit de temps!  Comment peut-il  prétendre à une croyance monothéiste ? Bien sur que oui répondent les yansis, de par nos difficultés, nous recherchons l’aide de ce grand Dieu inconnu. Cet Etre suprême, commun à tous les Bantu d’Afrique fut inaccessible à l’époque de nos ancêtres à cause de nos vies de païens. Nous avons déjà abordé ce point de vue dans nos précédentes publications.

En ces temps où les ténèbres, la  foi d’antan nue, que nous avons tous vécu ne connaissait pas autre chose. Enfin, les missionnaires sont venus professer le christianisme ; avec cette nouvelle vague de croyance de la bonne de l’évangile. Certains parmi eux vont souhaiter aller à la mission pour se faire  baptiser. Ensuite, ils ne retournaient plus au village ; avec un prétexte de ne plus vivre avec les sorciers ;  et surtout le vouloir de faire une nouvelle vie en allant chercher le travail en ville. Et quand, ils ont des soucis, c’est encore les gris-gris qu’ils sollicitent à la brousse ! Alors, le doute s’est installé dans le peuple  à cause de cette nouvelle foi. Maintenant, il dit ceci : la voie vers  ce« Dieu » est une recherche personnelle avant de l’affirmer  comme un Dieu Commun. De la part des missionnaires, l’opinion est partagée: certes, ils ont vu la construction des grandes  écoles pour la région ; dont ont profité seulement  ceux qui pouvaient payer les frais de scolarité à leurs enfants. A l’exception de l’école des sourds-muets à la localité de « Mbên » dit Béno, qui avait la gratuité. Avec cette campagne d’évangélisation de bonne nouvelle, leur foi avait un pied dedans et un autre dehors. Ils veulent voir un Dieu, avec une représentation physique pour croire à la parole qui dit, que: « Dieu a créé l’homme à son image ». Aujourd’hui, l’évangile de réveil a conçu leur foi à un Dieu qui se fait Homme. Pour rien au monde, ils ne veulent plus changer. Enfin, ils parlent et chantent la parole de ce Dieu dans  leur langue ; et ce Dieu « vivant » l’exauce.

Voici, pourquoi, l’un d’eux a composé cette louange : « Më-ah-Lël Nziäm Ame ». Un malheureux, né maudit et aujourd’hui pardonné grâce au sacrifice d’un grand Dieu d’amour ; n’est ce pas beau, de pleurer ou d’implorer ce sauveur ?

A toi qu’on établit, juge de la foi de l’autre ; condamne-nous pauvres pécheurs. (Ps.68,v.32.)

« Oh Nziâm matondo kû »m’yansi.*

© Tatu  Kaniki.

Lexique des mots exotiques.

1-Mbên:ironie ou le quiproquo.

2-Nziâm : Dieu.

3-Bayansi balobi : les yansi parlent.

4-Ngay : moi.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.