Un regard sur les structures révolutionnaires artistiques dans certaines rues de Kinshasa et dans quelques centres d’insertions pour les enfants abandonnés ou orphelins en RDC.
Sauve qui l’on peut sauver ! Voici le cri en ce moment difficile à situe, dans le contexte de l’art congolais qui à sa soit disant révolution, pour entrer dans la modernité. Aujourd’hui, nos artistes voient d’abord leur survie ; en plus, ils n’ont pas tort : ils travaillent d’abord pour gagner leur vie et les exigences à la commodité de l’art contemporain viendront après. Le lien traditionnel avec le passé de leurs ancêtres, concernant la conception de l’art fétiche esthétique et qui faisait la particularité de peuple bantu d’Afrique par son humanisme et sa bienveillance a été oublié. Une étude sur le rapport de nos œuvres d’arts à une certaine période de l’histoire peut être source d’inspiration pour nos artistes actuels au Congo/Kinshasa.

En même temps, l’intérêt pour les œuvres d’art congolais inciterait les animateurs nationaux, les amateurs et les collectionneurs à organiser des structures adéquates et aussi à mettre un cadre juridique au profit des créateurs. C’est une proposition de libre entreprise que nous supposons à nos compatriotes congolais. Voici comment cette activité peut générer des profits à nos acteurs et changer la vie des personnes déjà marginalisées dans la société. Il suffirait d’intégrer dans la conception courante de l’art l’impératif empreint de l’authenticité de la culture bantu et africaine en générale. Cette énergie nouvelle va transformer l’état d’esprit de nos artistes. C’est à ce moment qu’on pourra peut-être parler de la révolution artistique au Congo. Ainsi, notre rêve deviendra un jour une réalité, comme de vouloir transformer un petit centre de formation, comme celui de « Mosolo »qui signifie l’argent en français, pour devenir une école professionnelle. Sans oublier à ce sujet, l’impact en termes de prestige que pourra en tirer l’Académie des beaux-arts à Kin . Pourquoi pas ?
Les autres villes du pays pourront elles aussi exiger la construction d’écoles semblable à celle de Kinshasa. Même dans le domaine de l’enseignement, le sujet suscitera à notre avis, un débat concernant la professionnalisation de notre système scolaire. A L’ère des nouvelles technologies, l’art africain doit s’adapter avec son temps : c’est-à-dire, coexister avec d’autres styles d’art. Sur ce, l’apprentissage est la clé du succès pour nos artistes. Encadrer ceux qui n’ont pas de connaissances suffisantes de l’art et surtout ne savent comment faire valoir leur droit d’auteur à l’étranger. Le monde nous guette, en observant un africain et sa capacité à transformer un objet sans utilité en quelque chose de valeur ! Aujourd’hui, l’art africain est devenu un art de la friche. Un terme récemment venu au monde de l’art : lieu alternatif, espace intermédiaire, site abandonné où se produisent des formes artistiques nouvelles. Selon Jean-Loup Amselle (Anthropologue et Directeur d’études à l’Ecole des Hautes études en sciences Sociales) qui analyse ce modèle un peu paradoxal, du fait que cet art puise sa vitalité sur la ruine. Il continue les détails de ses critiques constructives dans son essai sur l’art africain contemporain qui nous a servi comme base à l’initiative de cet article.

Revenons y sur ce paradoxe , tout en s’excusant de répéter, de sa ruine l’africain est capable de sortir son génie pour construire une merveille ! Nous le savons, les clichés actuels sur l’Afrique ne sont pas bons. Art « premier » ? Art « tribal » ? Art « contemporain » ? Selon le même auteur, l’art africain apparaît comme ce lieu stratégique d’interlocution ;-y compris dans ses malentendus –entre l’Occident et l’Afrique. Enfin, pour clôturer cette publication ; nous voulons remercier aussi Nathalie Heinich ,auteur du livre sur « Le paradigme de l’art contemporain »Edition Gallimard.
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