Les usages de la parole, de l’art, du symbole , de la croyance, de la coutume et du savoir-faire ont été considérés comme stockage de mémoire de l’ information pour les léguer à une personne individuelle choisie par le chef du clan afin de perpétuer cette connaissance de génération en génération .
Ce sujet a été l’ objet de recherche par les linguistes concernés. Selon leur point de vue , le territoire de groupe linguistique bantu s’ étend depuis le sud du Cameroun jusqu’ à la presque totalité de l’Afrique australe, couvrant au passage l’Afrique orientale et l’ Afrique centrale. C’ est une famille composée de plusieurs parlers dont la population s’ élève à 220 millions d’ âmes. Le pays qui possède le plus grand nombre de langues bantu est le Congo / Kinshasa . La langue la plus parlée est le swahili; d’ autres langues encore sont connues telles que le zulu et le lingala.
D’ après l’ analyse de cette étude , ces langues ont toutes un énoncé qui sera structuré suivant un accord de classe comme cet exemple : ethnie « Umbundu » en Angola, le terme « Bantu » est commun pour ce peuple, qui signifie « hommes ». Cette étude nous sert comme matière de comparaison avec notre héritage oral ; en outre, l’encyclopédie française donne des explications suivantes : que la plupart des cultures humaines se sont développées sans autres moyens de transmission de l’ information que la parole humaine et sans autre moyen de sauvegarde que la mémoire individuelle .
Ce simple constat montre bien l’ étendue du domaine qu’on circonscrit sous le nom » tradition orale » et des problèmes que posent une telle étude . Cette théorie met en jeu des phénomènes essentiels liés au fonctionnement mental humain , quant aux modes de communication et de mémorisation sur lesquels nos connaissances sont surtout conjoncturelles .
En poursuivant cette littérature concernant l’oralité, elle nous demande d’ inclure la généalogie, le rituel, la recette, la technique, dont le trait commun est d’avoir été légué par les générations passées . Ensuite, cette théorie nous présente une contradiction en voulant mettre la légende comme une réalité composante de la tradition orale. Pour nous autres, cette argumentation n’est pas très importante , puisque , cette réalité, nous la vivons encore en Afrique. Le recours à la tradition orale est une volonté de vouloir vivre en harmonie avec son temps et son milieu.
L’ histoire d’ un homme marque son identité, dans celle-ci, on trouve le détail et son origine, c’est-à-dire, sa racine!
Ce peuple a une vision de l’histoire différente de celle de l’occident!
Selon cette tradition, nous venons d’en haut, notre ancien territoire était en amont, l’ exemple de l’ethnie « Zulu » en Afrique du sud illustre bien cette vision de l’histoire de son origine, le mot zulu signifiant le ciel.
Au Congo-Kinshasa, l’ethnie « Kongo » parle de son origine au pays en amont, un territoire supposé qui n’est pas encore précisé. Enfin, notre souci n’est pas là, il est pour nous question de faire comprendre à d’ autres cultures que ce peuple considère « Ntu » qui signifie la tête comme la racine de l’ homme.
L’origine d’ un être humain serait placée en haut dans la tête qui commande l’ensemble du corps humain d’ après nos ancêtres.
C’ est une croyance de l’époque, une pensée qui peut faire l’objet de discussion aujourd’hui avec l’ évolution de la société. Encore une fois, il nous semble important de préciser ici, que le but du sujet sur recours à la racine, n’est pas d’aborder la tradition orale dans sa globalité: c’est-à-dire, les régimes patriarcaux et matriarcaux, le rite, la croyance, la naissance, la croissance, la coutume et le savoir-faire etc…
Pendant cette période géniale, notre savoir-faire est le dernier choix en terme pratique de recours à la racine.
Au vue de la conjoncture actuelle, on a tout oublié sur un grand pays bantu qui savait travailler durement pour assurer sa prospérité!
Oui , dans notre patrimoine culturel, nous avons l’ esprit et la force du travail qui s’ appellent » SALONGO « , c’est la raison d’ être de notre de notre existence dans ce territoire.
A ce propos, l’ethnie « kongo » nous interpelle sur cette sagesse « Sa – ngolo zako » qu’il faut compter sur ses propres forces devant la dureté de la vie. Ainsi, avec nos individualités, nous sommes capables d’ apprendre des nouveaux métiers et de les assumer avec compétence. Ainsi, notre existence dans ce territoire, dépendrait de l’effort de notre travail. C’est aussi l’origine de cette appellation linguistique.
Enfin, pour conclure ce sujet, l’ethnie « yansi » au Congo-Kinshasa souhaite inclure leur contribution à la pratique innovante , pour tout apprentissage d’ un quelconque métier, il faut un esprit de « Sa – lwo » qui signifie le « conseil d’un spécialiste ».
En effet, le conseil d’un connaisseur à une certaine pratique, facilite l’apprentissage d’un métier. C’est alors que, le recours à la tradition devient une marque de fabrique originale. Elle est aussi une référence d’une particularité, un état d’esprit, de sérénité et de confiance en soi.
A cette opportunité géniale pour faire gagner son équipe en compétition, il faut jouer le jeu collectif. C’est l’esprit de l’union qui fait la force, mais dans d’autres circonstances, nos individualités se distinguent et font la différence.
Ainsi donc, l’originalité, la spécificité et l’efficacité sont les atouts et secrets d’entreprise de notre devenir. Est-ce sérieux?
Heureusement ! Sa racine demeure encore vivante dans notre société.
Tonton Gaston.
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