Un seul mot, qui contient l’ensemble des concepts traditionnels qui éclairent le passé de ses peuples. Elikia « Espoir » fait partie de notre âme bantu en lien avec cette terre d’Afrique qui porte notre humanisme bien vivant. Afrikiya cette appellation que la Tunisie a donné aux romains au 15 siècle et que ces derniers ont ensuite nommé Afrique pour ce continent. (voir le mensuel Historia paru en 2010)
Ce mot « Afrique » ne fut pas connu à l’époque de nos ancêtres ; jusqu’à ce jour, la majorité de cette population ne connait pas toujours la signification.
Le passé éclaire le présent. Ou est notre présent ?
« Pas d’histoire, reste tranquille ; on t’aidera, tu es si gentil : et demain encore ?
On verra ; ça dépendra de la conjoncture ! »
Un proverbe familier bantu au Congo/Kinshasa nous interpelle et démontre bien cette situation de dépendance: « Zela-Zela mokomboso azanga mokila ». A force de trainer longtemps, le bolobo (Gorille présent au Congo/Kinshasa) a manqué sa queue. L’ère de l’ouverture au monde nous presse à l’éveil de notre conscience. Notre tradition a une vocation de bourse d’énergie à distribuer pour la création des œuvres d’arts et autres activités culturelles. Assumons dignement notre authenticité en faisant une activité responsable vis à vis de la société. Cette valeur est notre alignement entre ce que, nos ancêtres ont fait dans le passé.
Ce que nous faisons aujourd’hui, c’est ce que nous dirons à faire pour demain à nos enfants. Evitons du « pareil au même « , c’est une expression de la langue de bois. Un ventre creux n’a pas d’oreille ! Si tu es paresseux ne mange pas. Mais, si tu cherches sans cesse, tu trouveras un jour.
Voici la parole de valeur que nos parents nous ont enseignée quand nous vivions encore en brousse dans notre village en Afrique. L’homme vivra avec les fruits de son travail ; ce principe est universel pour tout être humain. Le développement des nouvelles technologies incitent nos cultures minoritaires à s’impliquer dans une situation interculturelle d’un monde globalisé. Notre problématique d’aujourd’hui est d’introduire une pédagogie adaptée à la nouvelle génération, l’usage de notre culture « authentique » qui nous apprend une morale de bon sens. Cet état d’esprit nous permet d’accepter à faire le travail dans les secteurs qui nous aient réservés. Oui, nous les bantu même dans des petits bouts, nous sommes d’accord de travailler . Parce que, nous avons « Elikia » cet élément de secret qui vit en nous depuis l’époque de nos ancêtres jusqu’à ce jour. Ce mot bantu est devenue une sorte de marmite bouillante de culture qui interpelle cette nouvelle génération pour la création. Aux USA, dans l’état du Texas la minorité Bantu de la Somalie est organisée au sein de la diaspora.
« Le succès représente 1% de votre travail, les 99% restants sont ce qu’on peut appeler des échecs » Soichiro Honda
A New York, une Afro-Américaine de l’Ethiopie a lancé sa ligne de maillot de bain avec sa marque bantu wax pour un marché international. En Europe, les initiatives sont en pleine activité dans plusieurs villes. Au Cameroun et dans d’autres pays Africains le mouvement est en action. Ces indicateurs ne sont que les prémices d’une étude qui sera développée contre l’aliénation mentale qui est l’obstacle majeur à l’intégration de nos valeurs traditionnelles. (Voir les archives de l’UGEC syndicat : Union Générale des Etudiants Congolais ,cahiers de la présence congolaise. Université Catholique de Lavanjum en 1958 ex Léopoldville).
Une étude sur le thème Bantu n’est pas une recherche d’isolement mais une explication authentique d’un mot qui donne l’explication de l’humanisme de tout homme.
Une étude concernant l’humanité de l’homme Bantu qui ne signifie pas « Hommes » de couleur, mais tout simplement, des êtres humains. Cette démarche de recherche de notre identité nous emmène vers une culture saine de bon sens pour nous intégrer vers d’autres cultures.
Pour terminer cet article, nous tenons à remercier quatre nations Africaines: L’Egypte, l’Algérie ,le Maroc et la Tunisie. Pour les hommes, nos reconnaissances à Cheik Anta Diop, égyptologue et historien, Béchir ben yahmed, homme de medias et Joseph Ki-Zerbo (Historien et spécialiste du système de l’enseignement scolaire).
Tatu Kaniki
Articles sous Copyright ©2014 gastontwine.wordpress.com – Tous droits réservés